Intimement déchirée, mon âme s'est brisée. Dans tes yeux je vois une promesse. Le chagrin est intense, la douleur vibre dans l'air. Pardonne moi de t'offrir mon âme. Mais je ne pouvais me cacher, qui sait si je te reverrai? De ta main tu as enfoncé un peu plus la lame dans mon coeur. Je me sens transpercée. Le silence résonne autour de moi. Tu es là, devant moi. Tu es là, je te vois. Réelle. Oh mon dieu je ne m'y attendais pas...
D'où tiens tu ce courage en toi? Oser les défier de la sorte, je sens leurs regards sur toi, sur moi. Je ne me sens pas la force de faire un geste, de produire un son. C'est encore une fois à toi de prendre les choses en main, encore à toi de me soutenir avant que je ne m'écroule...Envie de pleurer. Adieu, Toi, Adieu. Merci aussi, surtout. Sais tu que je ne reviendrais pas? Sais tu que je ne serais plus là, disparue, envolée...?
Je ne savais pas, je ne m'y attendais pas...Oh c'est angoissant.
Je me laisse mourir, je m'envole en silence vers les nuages glacés. Dans Sa cage dorée je suis enfermée. Elle m'aide, cette gentille Ana, elle me soutient vous ne savez pas à quel point.
Non elle n'existe pas. Non je ne suis pas malade.
Tout ce que je veux c'est maigrir et réussir. La rentrée, c'est après demain. Je suis à peine stressée. Limite euphorique, j'ai envie de leur montrer que je ne suis pas une ratée. Je veux juste travailler avec acharnement, m'épuiser dans leurs interros. Je suis prête. Et je veux un corps décharné, affamé.
Il n'y a pas de guérison sans maladie. Je ne suis pas malade. Je n'ai pas de raisons de me plaindre, alors je fais comme vous aimez: je me tais. La ferme, Petite-fée, la ferme. Travaille et tais toi. Sociabilité, oh on va bien s'amuser... On va jouer. Peut être que je vais me faire avoir, à la fin? Peut être que je crêverai avant d'atteindre Ses étoiles...? Chut, n'y pense pas, ne pense pas à ça. Travaille et tais toi.