J'ai 26 ans. Victime de viol à 14 ans, j'ai souffert d'anorexie mentale pendant 6 ans. Je me mutilais quasi quotidiennement. J'ai fais trois tentatives de suicide...Je suis guérie depuis trois ans. Ce blog est mon exutoire. Certaines photos peuvent choquer.Si vous vous reconnaissez dans certains de mes propos, je suis heureuse de pouvoir vous apporter un peu d'aide et de réconfort.
Je sens ton souffle sur ma peau, ceci n'est pas un mirage. J'entends mon nom comme un écho. Ta voix me pousse sur un nuage. Reviens, jamais il n'est trop tard. Tu me manques et les larmes reviennent. Tu me manques, il n'y a plus d'éternel. Je déchire mes blessures comme tu griffais ma peau. J'attise une étincelle mais rien n'est jamais "trop". Les coups pleuvent sur mon corps, mes os pointent, mes cheveux tombent et je pleure. Reviens, il n'y a plus d'espoir d'un lendemain. Je t'entendais, hier, je t'écoutais parler. Tu m'appelais. J'étais heureuse, mon coeur joyeux à t'écouter me parler. Ne disparais pas, s'il te plait ne parts jamais. Je les entends crier, à côté. Je tremble du passé. Ma tête sous l'eau, je me noyais. Pourquoi des bleus sur mon corps, des touchers déplacés et mon âme qui pleure? Je ne te vois plus. Tu me voyais comme ils m'oubliaient. Tu étais mon secours, une main tendue vers moi pour me relever. Je te vois me tuer. C'est le but, à la fin, que tu veuilles bien acheter mes peines. N.. Ils insultent et me brisent. Ils me rendent honteuse et me méprisent. Surtout ma mère, que j'aime tant... Mon père ne me voit pas. Je n'existe pas dans son coeur. Juste une saleté qui importune par moments sa vue. Je me suis coupée sous ses yeux. Du sang coulait sur le carrelage. Il m'a dit ce n'est pas bien. Il m'a dit ça comme s'il m'avait dit: "va acheter du pain". Moi, je continue de courir. J'ai peur d'être abandonnée. Je crache et vomis ce que je ne peux pas manger. Le monde est froid et agressif. Je me sens constamment menacée. Je réduis mes apports pour me protéger. Je détruits mon corps pour me rassurer. Appelez-moi de l'aide, je crois que je vais tomber. Entendez mes appels, je ne peux pas crier... Il est à mes côtés pour me rattraper, mon psy m'a dit que je pouvais m'appuyer. "Vous n'êtes pas seule", il me dit, "Je ne vous laisserais pas tomber". Avec lui, mes barrières se fissurent, je finis souvent en larmes et à trembler. Il me demande de me calmer. Il me dit: "Je suis là! Revenez avec moi!" ...