Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:57

Ano

Par petite-fée
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:48

Perfusions: NaCl et Laroxyl (50mg).
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Par petite-fée
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 09:16

J'aurai tenu cinq jours. La crise est arrivée juste aprés une séance thérapeutique, violente. Chaque heures passant, de plus en plus forte, de plus en plus douloureuse et paralysante... Je me suis renfermée sur moi, m'isolant dans mon lit dans le noir, des boules-quies pour s'isoler des bruits extérieurs qui résonnent si forts, insupportables, quand je fais une crise... Le biprofénid n'y a rien fait, les deux prises nasales d'imigrane n'y ont rien changé. Sous les conseils de mon généraliste, je reprit de la morphine. Par vagues, une chaleur envahissait l'intérieur de ma tête et me soulageait... Cela ne duera pas. Un intense besoin de boire apparut durant le week-end: j'étais assoiffée! Un effet secondaire des médicaments? Dimanche dernier, je me retrouvais donc chez SOS médecins, qui me prescrit...de tripler les prises de morphine! ...Pourtant ça ne changea pas grand-chose non plus... J'étais épuisée, démoralisée. Lundi matin, je me réveillais sous le coup de la douleur. M'énerver sur l'inefficacité des traitements et pleurer de fatigue ne m'arrangea évidemment pas. J'allais à mon rendez-vous d'avec mon psychiatre et celui-ci me cria dessus, parce que je prenais de la morphine! Il disait que je faisais n'importe quoi, que je n'étais pas migraineuse, que je ne respectais pas son traitement et que j'allais devenir toxico si je continuais à en prendre! Ce psychiatre est vraiment insupportable! Il est dingue! Je lui criait de ne pas crier, j'ai mal à la tête, ça résonne!... J'eu envie de me lever de ma chaise et courir jusqu'à la porte. En attendant, je me plongeais dans la contemplation de la fiche en face de moi décrivant les symptômes de la schyzophrénie. Je ne disais plus rien. Je ne le regardais même plus. Il finit par se lever pour faire rentrer ma mère qui était dans la salle d'attente. Je m'attendais à un clash, vue la personnalité volcanique de ma mère, mais heureusement celle-ci prit la colère de mon psychiatre avec le sourire, et lui rappela que je suis sa patiente et qu'il ne devrait pas me crier dessus parce que je lui dis que je prends un traitement -certe l'un des plus forts et dépendants possible- pour essayer de soigner ma migraine!...
Je passais encore un après-midi à essayer de dormir, épuisée et recluse dans le noir...mais j'avais tellement mal que je ne pouvais me reposer. Je décidais alors de tout laisser tomber. Ma dégradation physique et mentale atteingnait son paroxysme. Je n'en pouvais plus.
Arrivée en fin de journée, 17H, ma mère, à la vue de mon état lorsque je sorti de ma chambre pour changer la compresse froide pour calmer la douleur et la brûlure dans ma tête, me dit qu'il devenait urgent de faire quelque chose. Elle me dit rapidement de me changer et nous partîmes aux urgences du CHU. Il n'était pas 18H que le médecin (celui même qui s'était occupé de moi pour ma T.S.! Quand il me l'apprit, car je ne me souviens de rien, je ne savais plus où me mettre!) me dit clairement sa décision: j'allais être hospitalisée. J'eu une angoisse à cette annonce. Un interne me fit passer un électrocardiogramme, pour voir si mon coeur était en assez bonne santé pour supporter le prochain traitement qui allait m'être administré. Une infirmière vint me poser une perfusion, et vers 20H30 on me monta au 15èm étage (comme après ma T.S.), dans ma chambre. J'eu le choix de ma place, je choisis le côté fenêtre. Les infirmières me demandèrent le contenu de mon sac, en cas de vol ou je ne sais quoi, et ma mère décida de me ramener la nourriture que j'avais l'habitude de manger chez moi, pour ne pas que je ne mange justement rien. Mon angoisse de ne pas savoir pour combien de temps j'étais hospitalisée s'estompa rapidement. J'étais prise en charge. Je me sentais entourée, encadrée, écoutée. J'appréhendais que le traitement ne marche pas, vu où j'en étais arrivée et toutes mes tentatives ratées pour enlever les très fortes douleurs... L'interne arriva pour me questionner et me faire passer les habituels tests neurologiques -je les connais par coeur maintenant! J'étais notamment totalement déshydratée. Je commençais à perdre les sensations dans mon pied droit, et mon coeur me tirait douloureusement...
Mon nouveau traitement commenca alors: 200mg d'atarax à heures fixes, motilium pour les nausées (car j'avais tellement mal à la tête que j'ai par deux fois vomis, en plus des malaises de plus en plus fréquents), mais surtout, on allait me doubler mon traitement antidépresseur, qui agit également sur les migraines et céphalées de tension! Soit 50mg de Laroxyl, répartis en deux prises quotidiennes, matin et soir, à heures fixes également.

J'ai été hospitalisée deux jours et deux nuits, de Lundi 21, 18H, au Mercredi 23, 14H.
Les infirmières et le seul infirmier étaient gentils, surtout celle de nuit! Je pris rapidement l'habitude de me déplacer, de mon lit aux sanitaires, avec mon pied à perfusion. Comme prévu, ma mère, qui venait me voir plusieurs fois par jour, m'apportait mes aiments habituels. L'interne qui s'occupait de moi, en accord avec un neurologue, était très compréhensive. Le jour de ma sortie, bien que j'allais mieux, j'étais stressée à l'idée de sortir de l'hôpital. Je m'y sentais bien, je n'avais pas envie de me faire du mal physiquement, et j'avais même lié des liens avec la fille anorexique de mon âge, qui arriva à 22H, juste après le départ d'une grand-mère de 85 ans qui était là pour des chutes. Elle était très gentille, et comme je me sentais mieux le deuxième jour, nous avons pu parler longuement. Elle était vraiment très maigre! 41 kilos pour 1m70, elle était là pour ses troubles alimentaires. Lorsque je lui demandait, d'embler, si elle était là pour ses TCA, elle fut forte surprise: "comment tu le sais?!", "je le vois!" je lui répondit, souriante mais compréhensive. Elle ne se voyait pas. Pourtant, sa maigreur sautait littéralement aux yeux!
Elle pleura, plusieurs fois, à bout de fatigue autant physique que mentale. Elle pleurait parce qu'elle voulait guérir, avoir une vie normale, une vie d'avant sa chute dans l'anorexie-boulimie survenue il y a moins de deux ans de cela, à la suite d'un régime (elle a perdu une vingtaine de kilos). Mais elle ne savait pas comment faire. Comme elle n'arrivait pas à manger les petits-beurres du petit déjeûner, elle se remit à pleurer. De mon lit, je lui passait des mouchoirs, puis je lui parlais, je l'écoutais... Puis je lui proposait une galette de riz, puis une biscotte, qu'elle accepta! "C'est pas lourd, c'est facile à manger!" je lui dit, pendant que je prenais mon petit déjeûner -que je mit bien une heure à manger!
Elle sortie deux minutes avant moi, elle n'avait reçue aucun traitement, aucune perfusion! Juste la visite d'un nutritionniste qui la sermona qu'avec un tel IMC (14,2) elle aurait sûrement besoin d'une sonde naso-gastrique si elle décidait de se faire aider. Sur le départ, elle m'annonca qu'elle irait se faire hospitaliser, ou en HP ou en clinique spécialisée, dont des places seraient libres d'ici deux semaines. Elle rayonnait, "très positive sur [sa] guérison", comme elle me dit, souriante. Je la vit partir, sur ses longues jambes fines comme des allumettes. Je lui criait de ne pas lâcher, même s'il y aurait des rechutes, de ne pas abandonner. Elle se retourna et me fit un dernier signe de la main, toute sourire, avant de disparaître de ma vue, engloutie dans le couloir animé.
Quelques instants plus tard, ma mère arrivait avec mon grand-frère, et je pu rentrer chez moi. J'étais quand même contente, malgré la peur d'une nouvelle crise, quand on m'enleva ma perfusion et que je pu sortir, après avoir préparé avec entousiasme mes affaires personnelles.
Le Lundi matin, quelques heures avant mon hospitalisation,comme à chaque fois que je suis malade, je grossie. Je ne sais pas pourquoi mais c'est toujours comme ça. J'étais remontée à un terrible 43.5 kilos, ce qui n'arrangea pas mon état psychologique à bout de nerf... Le Jeudi matin, de retour chez moi, c'est avec angoisse que je montais sur la balance... 41.9 kilos! J'ai perdu 2,6 kilos en trois jours! Je suis rassurée!...

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Par petite-fée
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 09:30

Je marchais, seule, dans MondeVille. Je marchais rapidement, bien qu'en talons. Mon sac serré contre moi, je m'y raccroche de mes mains recouvertes par mes mitaines datant de mes 17 ans -souvenir de mon passage emo-girl. Mon but était précis, et je ne m'en éloignait pas, accablée par les innombrables regards oppressants des passants. J'avais lu quelque part que les gens portaient une attention toute particulière, vaguant entre horreur, dégoût et surprise, pour les personnes souffrant des TCA dont l'IMC serait entré dans les 15. Je confirme cette thèse. ... Je marchais, sans sourciller, le regard perdu dans le vague. Une pointe de peur, d'angoisse due à toute cette attention énervante que je déclanche malgré moi. Un instant de tristesse grandie en moi. Je me renferme un peu plus sur moi, serre un peu plus mon sac contre moi, accélère la cadence. Puis, la mimique d'un sourire transparaît un instant sur mon visage. Je lève les yeux et affronte chaque visage. Ils ne m'atteignent pas. Qu'ils aillent au diable! Je ne fais pas parti de leur petit monde médiocre, leurs petites habitudes et leurs désirs écoeurants de nourritures, toujours plus, de la bouffe, des frittes, des glaces, hamburgers, pizzas, tartes et j'en passe! Non, moi, ces odeurs là m'écoeurent, ces désirs sont du poison. J'ai d'autres ambitions, d'autres choses macabres et destructrices à faire: je suis en quête d'un cutter. Ils m'ont volé mes lames, je leur en ai chipé deux mais ça ne me rassure pas assez. Je regarde en l'air les écrits sur les pancartes, résumant chaque rayon. Mon coeur bat dans ma poitrine, je perds du temps à chercher du mauvais côté, je regarde l'heure sur mon portable, il faut que je me dépêche, que j'ai fini mes achats avant que ma mère ou ma soeur n'arrive! Je cours presque, maintenant, j'ai l'impression que c'est une question de survie, que je trouve une lame! Là! J'entre enfin dans le rayon que je cherchais, je fouille des yeux et fini par les trouver: dix lames de cutter. Pour 1,09€. On peut se foutre en l'air pour 1,09€. Les gens autours de moi ne me prêtent plus d'attention. D'une main tremblante, j'attrape la boîte. Coup d'oeil à gauche, à droite, je pars vers les caisses. Les caisses-panier, pour ne pas avoir à subir le très probable regard inquisiteur d'une caissière... Enfin, je passe mon ticket devant la borne, les portes s'ouvrent... je suis libre. Hop, dans mon sac, mes lames. Comme si de rien n'était, j'appelle ma mère. Oui, j'ai acheté quelque chose. Quoi? Mon magasine, comme d'hab'. Bah oui, dans ma main, un innocent magasine bien en vue...

Par petite-fée
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 09:03

Je suis parcourue de frissons. J'étais penchée au dessus du lavabo -t'as plus le choix, faut que tu te fasse vomir- j'ai enfoncé mes doigts dans ma gorge. Premier léger haut-de-coeur. Deuxième tentative, je sens que c'est pas loin... Soudain, mon corps a un sursaut, comme une secousse sismique de l'intérieur! Je manque réellement de vomir. Je me raccroche au lavabo, je n'arrête pas de cracher, de trembler et suffoquer. Ça y était presque. J'ai senti un changement, en moi. C'est grand, en faite, ce corps que j'ai là. Je ne le connais pas réellement. C'est comme s'il n'existait pas vraiment. Comme s'il ne m'appartenait pas. Je suis affolée de le voir si grand, si... imposant! Je me sens perdue, là dedans! J'ai besoin de contrôler quelque chose, sinon je suis comme aspirée dans les précipices affolant les tensions de mon âme.
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J'ai peur...de moi. Je ne me connais pas. Je ne connais pas les limites à ne pas dépasser. C'est comme si je me découvrais, en faite. Je me demande pourquoi. Toujours, pourquoi. Les larmes me montent. Il y a trop de tension à l'intérieur de moi... Il n'y a plus rien, il n'y a plus personne. Juste moi, et moi. Mes souvenirs, mes douleurs. Mon corps. Il reste là, malgré les morsures du temps. "Pourquoi tu ne comprends pas". J'attrape la lame, mouvement furtif, et trace la première ligne, déchirant ma peau. Le sang ne tarde pas à couler. D'autres coupures... Je le regarde, si rouge, si fluide... Je le regarde s'échapper de moi. Lui, mon sang, de moi. Moi. Qui peut me dire qui je suis, moi? Je ne savais pas comment faire, pour ne pas énerver mon bourreau. Je ne comprenaispas, ce que j'avais fait de mal, pour mériter ça. Il décidait de tout. Il me volait mon corps, en me touchant... me frappant... Il criait si fort, il parlait tout le temps! J'étais épuisée, affolée, honteuse, brisée... J'étais devenue celle qu'il voulait que je sois. Son jouet, sa propriété, son défouloir...
Je l'entends encore, je le vois encore. Il pèse sur moi à chacun de mes pas. Je voudrais lui échapper, m'éloigner de moi-même, de ce corps qu'il touche, qu'il salie, qu'il martyrise, qu'il... aime un peu, non? Ça l'excite, n'est-ce-pas? Quelle abomination! C'est écoeurant, c'est tellement... angoissant. Le désir. Une atroce promesse dans son regard. Je ne veux pas, je ne veux pas!... "C'est pas toi qui décide", il a tous les droits sur moi. Je repousse ses mains, mais ça ne l'arrête pas... Je lui cris d'arrêter, je me débat, cherche d'un regard désespéré si quelqu'un aurait le coeur de me sortir de là, de Lui, de ses gestes envers moi... Mais il n'y a personne, pour m'aider, non personne pour me libérer. Au collège, c'est comme ça. Les HLM dégradés nous encerclent. Alcool, joints, délinquance. Tension permanente. La violence au quotidien. On s'y fait vite, comme on ne s'y fait jamais. Plus les années passent, plus ça se dégrade. Je ne parle pas seulement du bâtiment B qui commence à s'écrouler -ils ont mit des grilles autours des débrits qui sont tombés. Comme on perdait de la place, les cours dans les étages étant désormais interdits, ils ont installé des bungalow, toute une rangée, dans un coin de la cour. Ils bordent les fossés qui permettent de délimiter la grande piste pour pratiquer l'EPS. Du sable, rouge, un peu comme du gravier mais plus petits. Au centre, les terrains de basket. Tout de l'autre côté, dans les autres fossés, à l'abris des regards, il y a souvent des groupes de paumés-agressifs totalement en marge de leur avenir. Ils fument, un peu de tout, nous abordent, moi et mes copines (des filles qui se servent de moi comme bouche-trou et faire-valoir), si on s'éloigne trop de la piste de courses. Ils insultent les surveillants. Parfois ça va plus loin.
Dans toute la cour, l'immense cour, cours, il y a de l'agressivité. Faut se méfier de tout, prévoir leurs gestes... Il y a de temps en temps des bagarres, une simple embrouille qui part d'on ne sait où, un simple regard jugé provocant et agressif, et ça dérape. Les surveillants sont débordés.
Les profs sont agressifs et nous cataloguent tous à la même place. Ils nous laissent tomber. Ils n'aident pas les plus faibles. Je ne peux vous dire combien de fois c'est arrivé, que je me fasse agresser, insulter, frapper, pousser contre un mur ou dans les escaliers, et que des profs, pourtant juste à côté, ne réagissent pas! D'accord, il n'y a pas que moi, d'accord, ils en ont ras-le-bol et sont dépacés par toutes ces petites merdes quotidiennes! Mais moi, qu'est-ce que je peux faire, moi, contre ça?!... Ils n'ont jamais rien fait. Ils voyaient, qu'ils ne disent pas le contraire!
J'étais harcelée, parfois sous leurs yeux, frappée, je me débattais, et Lui me balançait des affaires au visage!
Et pourtant PERSONNE NE REAGISSAIT !
Je me souviens bien, ce cours d'informatique à côté du CDI, quand Lui s'est mit à me caresser la cuisse, j'ai voulu le repousser mais il m'a fait mal et continuait, j'ai tenté de reculer avec ma chaise roulante, mais avec seulement une jambe il m'a immobilisée: il me tenait! Mais comme je refusais, comme je me débattais, il m'a frappée, de colère il m'a balancé le clavier d'ordinateur, suivi de la souris, au visage! (...) Le prof était dans la salle, il n'a rien fait, rien dit. Quelques élèves, détournant leur visage des écrans qui exposaient les sites inapropriés sur lesquels ils surfaient, se foutant des consignes, alertés par le bruit que notre affreux duo fesait, se sont mient à prendre le parti de mon harceleur...
(...) Je ne sais pas pourquoi je suis restée, chaque jour, pendant quatre ans, je me levais et partais au collège dans l'angoisse de ce qu'il m'attendait. La vraie raison est que je n'avais pas le choix. C'était le seul collège de la ville et aux alentours.  Plus le temps passait, plus ça s'empirait. Une terreur qui vous noue l'estomac, qui vous serre le coeur, si fort...
J'aurais voulu que quelqu'un me sorte de là. Personne dans ma famille n'a entendu mes imperceptibles appels à l'aide. Je ne leur en veux pas pour cela. Tout est de ma faute. Je ne savais pas quoi faire. Benoît me menaçait... Puis, quand il voyait que je flanchais et étais sur le point de craquer et de tout avouer, quand il a comprot que ses menaces sur ma propre personne ne m'atteignaient plus, parce que je ne m'estimais plus, je ne m'appartenais déjà plus, je n'en avait plus rien à faire de ce qu'il aurait pu me faire, parce que ce qu'il me fesait était déjà tellement atroce!, quand il a comprit cela, il a changé de cible. Ce n'était plus moi qu'il menaçait, mes ma famille, mes proches! Cela m'a horrifiée. Pour moi, Il était un sur-homme, donc il aurait pu les blesser. Ces nouvelles menaces et la terreur qui planait au dessus de ma tête, prète à me submerger toute entière, m'ont cellée dans mon enfer.
Tout n'était qu'atrocité. Je me mourrais, dépossédée  de mes droits, de mon corps, de mon âme lacérée au cutter infecté de son sang...
Je suis tombée dans un trou noir. Totalement à sa merci, désespérée.
Je n'étais plus rien. Je ne suis plus rien. 

Par petite-fée
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  • : J'ai 19 ans, je souffre d'anorexie mentale depuis mes 16 ans. Je suis dépressive et me mutile. Ce blog est mon exutoire. Certaines photos peuvent choquer. Si vous vous reconnaissez dans certains de mes propos, je suis heureuse de pouvoir vous apporter un peu d'aide et de réconfort.
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