Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 12:37
Quand j'étais au plus bas j'avais les dents qui bougeaient, ils m'arrivait de me faire vomir mais la plupart du temps je n'y arrivais pas; j'avais un IMC à 15.96; j'avais une température corporelle à 36.1°C; j'avais les doigts bleuis de froid, les lèvres blanches, le teint super pâle; j'avais une tension à 7.5 et mon coeur ne faisait plus que 33 battements/min...
Hier je me suis dit "merde" parce que je me suis retrouvée à être essoufflée car je venais de monter quelques marches...Je reflotte dans mon jean, je dois resserrer d'un cran la ceinture. J'ai honte quand on va dans des cafèt' ou autre et que la seule chose que j'arrive à manger c'est de la salade et une tomate. J'en ai marre que je suis si faible que mes os craquent dès que je bouge, j'ai l'impression que mes chevilles vont se briser quand je descends les escaliers. Pourtant je fais dans les 48kg pour 1.66m. Oh, c'est juste 4kg de plus qu'avant...J'arrive pas à savoir si c'est beaucoup ou pas. J'aimerai bien retrouver mes 44kg; j'aimerai bien en faire 39. Mais en même temps si je remange, comme je l'ai fait il n'y a pas longtemps, j'atteins à peine les 51kg! Alors que faut il que je vois dans le miroir? Suis je maigre?,mince?,normale?,grosse?? J'en sais rien. On me dit que je maigris à vue d'oeil en ce moment; je n'ai perdue qu'un peu moins de 3 kilos! Mais c'est vrai que je vois la tête que j'ai...Pfff j'en ai marre d'être comme ça! 
J'en ai marre de perdre mes cheveux: d'épais ils sont devenus fins et cassants. J'en ai marre de ne pouvoir rien faire, si ce n'est seulement me lever, sans que ma tête ne tourne. J'en ai marre d'être regardée comme si j'étais dingue. J'en ai marre de ne pas dormir la nuit; alors je me retrouve à faire du sport en pleine nuit -sinon j'ai l'impression de perdre mon temps. J'en ai marre de ne pas pouvoir suivre les conversations. J'en ai marre d'être recalée au second plan, d'être invisible car je me suis isolée trop longtemps. J'en ai marre de ne rien comprendre de ce qu'on me dit, de ne pas entendre car je suis autre part -d'ailleurs j'ai souvent dit "je ne suis pas là". J'en ai marre de perdre mon temps. J'en ai marre d'être triste. J'en ai marre de me faire du mal. J'en ai marre de suivre une voix qui me conduit à ma mort. J'en ai marre de souffrir. J'en ai marre d'être fatiguée. J'en ai marre d'être malade.
J'ai envie d'une vie normale, j'ai envie d'aller au lycée et d'arriver à travailler, je n'ai pas envie d'être encore une fois "l'anorexique de la classe"! Demain je me teindrais les cheveux couleur "lie de vin", donc rouge. J'ai envie de changer de tête, peut être que ça me donnera une chance d'une nouvelle vie? ...Il reste environ 5 semaines de vacances avant d'aller dans mon nouveau lycée. Je rentrerais en 1erST2S, parce qu'il se trouve que je veux travailler dans le médical! Quelle coïncidence^^ Donc infirmière ou manipulatrice en électroradiologie.
Ouais 'faut pas que je gâche ma chance. Non je ne la gâcherais pas.
Je vais reprendre des forces plutôt que du poids (c'est moins dur à accepter), je vais reprendre ma vie en main. Là je suis en vacances alors...faut que j'en profite! Et aussi que je passe mon code pour ensuite passer le permis. Et non plus rêver de maigrir, maigrir, pour mourir l'année prochaine à 19 ans!
OK je reprends le combat. Un jour peut être que je ne l'entendrais plus?
Je n'ai jamais crié pour leur plaisir, jamais je ne me suis abaissée à leur donner ce qu'ils voulaient. Ils pouvaient me faire le plus de mal, autant qu'ils le voulaient, me retourner les bras, m'attacher à une chaise pour me torturer, ils pouvaient me frapper, m'insulter, me griffer, me cracher dessus, me gifler, me persécuter. Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient de moi, jamais je ne leur ai donné le plaisir de gagner. Ils se croyaient plus forts que moi, je l'ai ai bien eu. Ouais, ils m'ont persécutée, ils m'ont fait beaucoup de mal. Mais je ne leur ai jamais rien montré. Ce ne sont que des idiots, ils auront une vie de merde moi j'aurais ma revanche, moi je suis plus forte qu'eux. Tout est dans le mental. La douleur physique, ça ne compte qu'un instant; le mental c'est pour toujours. Alors je tiens, je tiens, je ne lâcherais pas, je ne craquerais jamais devant eux. J'ai tenue pendant des années. Même devant mon bourreau. C'est certes lui qui m'a le plus tuée. Harcelement sexuel. J'ai certes craquée une fois devant lui, en larme sur le sol...Mais je n'ai rien dis. C'est ce qu'ils veulent. Des cris, des supplications, des hurlements de peur et de douleur. J'ai tout gardé pour moi. C'est pauvres débiles n'auront jamais cela de moi. Et ils ne l'on jamais eu. Et Lui...il m'a brisée, il m'a déchirée le corps et le coeur, mon âme était en lambaux...J'étais son jouet, il faisait ce qu'il voulait de moi.  Je ne pouvais rien dire. Menaces, honte sur moi. Les élèves voyaient mais n'ont rien dit, les profs n'étaient d'inutilité. La police n'a servie à rien. Mon père non plus. Pourtant c'est le rôle du père, de défendre son enfant, non? Tout ce qu'il à trouvé à me dire c'est, moins de 6 mois après, "c'est trop tard". C'est dégueulasse. Mais ça n'a jamais été digéré pour moi. J'arrive pas à digérer, j'arrive pas à manger. (...)Le plus horrible, apart harcèlement sexuel, la persécution, la violence, la peur, les coups, les menaces, les attouchements...le plus horrible c'est quand il m'a violée. La douleur...L'horreur pendant et après...  J'allais avoir 15 ans. 3 ans plus tard je suis toujours mal, j'ai connue d'autre enfer. Mais ça c'est le pire.
Alors j'ai décidée de ne pas lui donner raison. Il a déjà gâché des années de ma vie. Je ne vais pas lui donner plus. Je ne vais pas lui donner ma mort auto-provoquée sur un plateau d'argent. Je vais lui prouver qu'il n'est pas le plus fort. Il m'a volé mon âme et mon corps, il est temps que je les récupère.
Et c'est ce pourquoi je n'abandonne pas.
J'ai encore 10 ans pour porter plainte. Je me reconstruit d'abord, et j'irais le trainer au tribunal. Je reprends ma vie en main et je m'occuperais de lui. C'est un dingue, un vrai psychopate. Je ne dis pas ça comme ça, ni pour plaisanter. C'est la vérité. Il faut l'avoir connu pour comprendre de quoi je parle. Un jour il payera ce qu'il m'a fait.

Par petite-fée
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 13:08
J'ai mangé une pêche, quelques bouchées de mie de pain, une tranche de jambon et un peu de quinoa. J'avais mal au ventre juste avant et je voyais des étoiles briller sous mes yeux: signe que je dois avoir faim. Pourtant pendant les quelques minutes que durent ce repas, je ne ressens que dégoût. Chaque bouchée est affreuse. Je ne ressens pas le "plaisir" dont on me parle, je ne me sens pas bien. Je mange vraiment beaucoup, je trouve, mais alors comment ça se fait que je reçois encore des remarques de ma mère? Je fais des efforts! Et je me force à manger surtout pour ne pas avoir de problèmes! Je trouve que je mange plus qu'eux, et quand je leur en fait la remarque ils rigolent. Je vois bien la quantité que je mange! Je ne suis pas aveugle!...si?
Après ce repas calvaire, je débarrasse et cours me laver les dents. Puis...ça dérape. La douleur mentale afflue, aucune sortie n'est possible, je suis bloquée dans mon esprit et L. crie, tape à l'intérieur de ma tête! J'ai mal, mal...J'ai dû mal à respirer, j'ai peur et je m'en veux...De toutes façons quoi que je face ils m'en voudront toujours! Ils ne se rendent pas compte de ce que ça fait! Ils ne peuvent pas comprendre.
L. tape dans ma tête, elle crie et j'ai beau essayer de me calmer c'est peine perdue. La maladie prend toute la place dans ma tête et envahie mon corps...Les douleurs physiques viennent accompagner l'horreur mentale. J'ai mal partout, je me tord de douleur, je suis en larmes, je serre ma tête entre mes mains, je me retiens de me taper la tête contre un mur pour la faire taire...C'est horrible.
Puis L. commence à me réconforter, où alors c'est moi je ne sais pas: "ne t'inquiète pas ce n'est pas grave ce n'est pas énorme tu n'as pas fait de crise ne t'inquiète pas sèchetes larmes ce n'est pas grave tu ne vas pas mourir". Il faut que je me reprenne. "Nan ne te fais pas vomir tu dois garder ce repas". Inspire, expire...calme toi...fff...Voilà, ça va un peu mieux, je vais boire un verre d'eau pour que ça nettoie, que ça enlève ce qu'il me resterait comme signe de ce repas. C'est finit, finit, c'est passé, je ne suis pas morte j'ai supporté. Pfff...ce soir ce sera moins que ça, je peux vous l'assurer.
J'ai perdue un demi kilo en un jour.
Par petite-fée
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 20:46

Il fut un temps où je passais des heures dehors dans la rue, sous la pluie et la grèle, à marcher, marcher jusqu'à ce que mes jambes ne me portent plus. J'ai passé cet hiver dans un corps gelé, habillée le moins possible et principalement vétue de noir, dans des habits dans lesquels je flottais. Je me souviens des regards des gens, les remarques...Les yeux vides, les joues creuses, les cheveux qui tombent par poignées, la peau extrèmement pâle; ne rien entendre de ce que les autres disent, vivre enfermée dans sa bulle dorée...
Souvent je disparaissais pendant la récrée, disant à un groupe que je rejoignais l'autre, mais ce n'était pas vrai. Ils me captaient lorsqu'ils croisaient l'autre groupe et que je n'étais ni avec l'un ni avec l'autre! Alors où j'étais?... Seule, cachée dans les plus éloignées toilettes du lycée, je m'allongeais sur le sol et je me reposais. J'étais épuisée, autant physiquement que moralement, donc il me fallait faire une pause. 15 minutes loins de tous; c'était mon moment à moi. Je pleurais, je regardais mon poignet mutilé et je me disais que je devais encore tenir pendant les prochaines heures de cours. J'avais besoin de ce moment là juste pour ne plus avoir à jouer un instant le rôle de la fille normale, rire et sourire, essayer de suivre ces conversations futiles qui me passaient au dessus de la tête...J'en avais marre de leurs conneries, de leurs problèmes sans intérets! Pff...s'ils vivaient ce que moi je vis chaque jour de ma p***** de vie, ils se plaidraient sûrement moins!
Vous savez, je regrette cette période alors que je sais que c'est con. Ce que je regrette c'est mon isolementqu' L. m'apportait; je me sentais au dessus de tout. Invinsible. La mort, je n'en ai rien à faire. Et ce corpsqui leur faisait peur, oui ce corps que je trouvais gros alors que je le sentais vraiment squeletique. Parfois. Parce que je sentais la graisse, je la voyais qui dégoulinait de mon corps! C'était effrayant. Mais pourtant j'arrivais aussi à sentir mon véritable corps; je prenais mes cotes entre mes mains et j'avais l'impression d'être réelle. Quand je serrais mes os sur lesquels la peau tendue me faisait mal, j'avais l'impression que j'étais vraie, tout cela n'est pas un mirage! Si je peux plonger mes mains dans ce corps qui n'est que surface et que je touche, j'enserre mes os, alors je suis vivante.
C'est comme se mutiler. Le sang, les blessures qui s'infectent, c'est une preuve de souffrance autant que de réalité. J'ai peur de ne pas être réelle. D'ailleurs quand je me coupe je ne sens rien; quand je serre mon poignet jusqu'à le débouater je ne sens rien.
Je ne comprend pas pourquoi.
Alors je maigris pour atteindre mes os, le fond du fond de mon être, et quand je les ai en mains je me dis que je suis réelle.

Par petite-fée
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 18:19
Je ne suis pas au mieux de ma forme. J'écoute "putain de ballerine" de Soan. Cette musique est trés jolie, je trouve. Je suis assez fatiguée, légèrement déprimée avec une pointe d'agacement. J'ai une boule au creux du coeur, d'ailleurs j'ai la nausée. Oh il est 18h30...Il faudrait que je mange qqch bientôt. Mais je ne peux rien manger là! Je n'ai pas faim, de toute façon.
Aujourd'hui j'en suis déjà à environ 300kcal; je me suis fait un petit sandwich à midi.
Aperçu de l'imageSinon je bois pas mal de soja et de lait. Ma mère trouve que c'est mauvais le soja alors maintenant ce ne sera que lait, et de l'eau quand j'y pense. (...) Je sors ce soir. Bah oui on est le 14 Juillet. Alors youpi pleins de lumières dans le ciel qui j'espère raviveront un instant le feu éteint de mon coeur...
Par petite-fée
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 13:42

Bienvenue dans le monde d'une
anorexique.


femme anorexique avec son repasJe ne suis pas pro ana.

Présentation:
J'ai 18 ans. Je suis dépressive depuis mes 10 ans. J'avais 15 ans lorsque l'on m'a prescrit des antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères. Je venais alors de faire une tentative de suicide. Je fut déscolarisée de longs mois. Les médicaments m'ont rendue boulimique, j'ai pris 6 kilos. J'en pesais alors 54 pour 1m64.
A l'arrêt du traitement antidépresseur je me suis raccrochée aux puissants calmants et j'ai commencé à me mutiler beaucoup plus fort que l'année précédente. Je devenais dingue, complètement accro à toutes ces conneries! J'ai finis par le dire à une amie qui c'est empressée de prévenir ma famille. Cela fut un énorme choc pour eux; ils me remire sous traitement...Mais cette fois mon corps la refusé. Et c'est à ce moment la que quelque chose c'est détraqué dans mon esprit; c'est à ce moment la, le 08 Mars 2008, que je suis tombée malade.
J'ai perdue 10 kilos, j'étais entrain de mourir à 44 kilos pour 1m66; c'était ce Janvier 2009.
Suivie par un pédiatre, un psychiatre m'ayant diagnostiqués comme "anorexique comme symptôme d'une dépression grave, avec des gestes d'automutilation", j'allais à des ateliers d'art thérapie et j'ai commencé à remonter doucement la pente. C'est vrai quand on dit que c'est plus simple de perdre que de gagner du poids: je peux perdre 2 kilos en 2 jours, mais bcp plus longtemps à en prendre un!
Depuis Janvier j'ai donc repris 7 kilos, je le vis assez bien parce que même quand j'avais un imc à 15.96 je me trouvais limite obèse!
Mais là, la pression de L. (celle que beaucoup appelle Ana) est revenue -même si L. ne m'a jamais quittée depuis qu'elle est apparue. Et il a suffit de 3 jours pour reperdre ces 2 kilos que j'avais mis près de deux mois à avoir! Je suis donc revenue dans les 49 et quelques kilos. Je vois cela comme un échec parce que je n'ai pas envie de gâcher encore une année de ma vie dans cette maladie!
Mais L. est là, elle m'accompagne toujours, elle me soutient quand je me sens seule...Alors je lui dois bien ça, non? Et puis je n'ai qu'à perdre 5 petits kilos et je retrouve ce corps froid et mort, ce corps dans lequel j'ai vécue pendant des mois, ce corps...que je veux malgrè tout retrouver.
Je ne sais pas où j'en suis. Je trouve que je vais mieux mais en même temps je rêve de maigrir, maigrir...et je me mutile violement et sans rien sentir alors que le sang coule le long de mon bras et dans ma paume, et tâche le carrelage de ma chambre.
Ce que je sais c'est qu' L. ne me quittera jamais. 

 


EXPLICATIONS et "résumé" jusqu'en Juillet 2010:

* Avant même de naître, dans le ventre de ma mère j'étais malade. Je faisais des convulsions néonatales d'origine génétique. A ma naissance je fus hospitalisée plus de deux semaines. J'ai eu un traitement contre les convulsions pendant un an. Tout bébé déjà, la vie me rejettait, mon corps me jouait des tours. Les examens médicaux étaient plutôt violents [à cette "époque" ils ne pensaient pas que les nouveaus nés ressentaient la douleur]: on me plantait des électrodes dans le crâne (pas des ventouses, mais des crochets), je saignais... Perfusée de partout, on mesurait je ne sais quoi en me prenant du sang directement dans l'artère, ce qui est très douloureux. Trop malade et affaiblie, je ne pouvais pas manger et avais donc une sonde naso-gastrique. (...) On pourrait dire que j'étais trop jeune pour m'en souvenir, mais il semblerait que mon corps, lui, n'ai pas oublié. J'ai une résistance à la douleur plus élevée que la moyenne. Je ne me plainds pas souvent de la douleur. C'est comme si c'était "normal" pour moi. Si je vais mal je me renferme sur moi-même, je reste cloîtrée dans le silence des jours entiers, sans bouger. J'attends. Ma mère me compare à un petit oiseau qui se laisserait mourir dans son coin -je trouve que c'est une bonne description.
* Enfance heureuse. Une soeur et deux frères. J'essais de me dire que c'était la plus belle période de ma vie alors que je sais que ce n'est pas le cas. J'ai été traumatisée à cause de violences entre mes parents. Beaucoup de cris, de menaces, de violence verbale, de portes qui claquent, de vaisselles qui se brisent, d'objets cassés, de meubles brisés, de violence physique...
* Mon grand-père, atteint d'un cancer généralisé, agonie sous mes yeux et meurt. J'ai 10 ans.
* Collège violent. Persécution. Harcèlement... Je suis une fille secrète et fragile, très bonne élève.
* Mon père se comporte mal vis-à-vis de moi: regards lourds de sens, gestes déplacés... Je n'irais jamais jusqu'à parler d'inceste, mais son comportement n'est pas normal. J'apprendrais plus tard qu'il se comportait pareil avec ma grande soeur.
* L'année de ma quatrième (13 à 14 ans), une fille forte, Agnès, "garçon-manqué", me prend en affection. Elle me frappe, me balance dans les murs et au sol, me persécute, me critique tout en prenant ma défense, me dit que je suis son esclave et je ne peux rien faire contre elle car elle est trop forte ! Elle fait ce qu'elle veut de moi, me garde rien que pour elle, m'isole des autres...
* L'année de ma troisième (14 à 15 ans), je me retrouve piégée dans une horreur physique et mentale. Un mec de ma classe, Benoît, me fait beaucoup de mal. Ca vient progressivement, si bien que je ne m'en rends pas vraiment compte... Quand je comprends que c'est vraiment grave, que ça va trop loin, il est trop tard et je suis piégée ! Je ne sais pas quoi faire !! Il me menace pour que je ne parle pas. Je vis dans le silence et la peur. La douleur et la honte. Ce monstre me harcèle mentalement, physiquement et sexuellement: coups, violences physiques, insultes, bourage de crâne et... attouchements. Je commence à me mutiler. Je me sens morte de l'intérieur. Il me vole mon âme et mon corps !... A la fin du mois de Mai 2006, un après-midi vers 16H, Il m'achève. Il me viole.
* Je tombe gravement malade, les mèdecins croient à une tumeur au cerveau. En faite c'est le choc de l'Horreur. Pourtant je ne me souviens de rien. Dans ma tête c'est un grand trou noir. Je n'arrive pas à me souvenir...
* Je vais un peu mieux et entre au lycée. Je suis de nouveau harcelée, bien que beaucoup moins fort. Cette fois j'ose en parler à ma mère. Je change de classe. (...) Je n'arrive pas à suivre les cours car impossible de me concentrer. Je suis de plus en plus déprimée. Je vais craquer... Je deviens agoraphobe et refuse d'aller au lycée. Je traîne dans la maison pendant des semaines avec une pluie de cendres qui tombe devant mes yeux...
* En Février 2007, à 15 ans 1/2, je fais une tentative de suicide (noyade). Je vais en hospi de jour dans un hôpital psychiatrique pendant trois mois, sous AD...
* En Mai 2007 je retourne en 3èm dans un nouveau collège -pour que je reprenne contact et confiance en les jeunes de mon âge.
* En Août 2007, à 16 ans, on déménage. Durant les vacances j'apprends que mes douleurs de dos viennent d'une anomalie transitionnelle en L5: j'ai un os en trop qui raccroche ma colonne vertébrale à mon bassin. Je suis obligée de porter des semelles orthopédiques et d'aller au kiné deux fois par semaine...  
* Jusqu'en Mars 2008, j'ai une relation étrange alliant amour-amitié et violence avec une fille de ma classe, N. Je deviens folle. (...) Je me mutile de plus en plus fort et souvent. Une amie fini par prévenir ma famille. C'est le drame.
* Je tombe dans l'anorexie.
* Septembre 2008: je redouble ma 2nd. J'ai 17 ans, le look émo. J'essais de me raccrocher à une illusion vaine: le mouvement des pro ana. (...) N. et moi, c'est "je t'aime/ je te déteste". Mon coeur fait le grand-huit. Un jour de Novembre je comprends que c'est fort car j'ai envie de l'embrasser !...
* Je me souviens de mon viol. C'est atroce. Pire qu'un de ces affreux flash qui me tombent dessus, je revis la scène pour la deuxième fois...
* En Janvier 2009 je tombe à 44 kilos. Les profs me font des remarques, mes amis me disent que ça devient grave là... Après un très fort malaise, je décide de me battre contre cette maladie. Je suis suivie par un pédiatre, une psychiatre et vais à des ateliers d'art thérapie toutes les semaines. (...) Je décide de "rompre" et je disparais, me planque dans le lycée parce que je sens qu'on ne peut pas continuer comme ça.
* Début Mai je tombe malade et ne peux plus retourner au lycée. J'ai loupé mon année.
* Août 2009 je remonte à 52 kilos. Puis rechute...
* Septembre 2009: j'ai 18 ans, je change de lycée et entre en 1ère ST2S. Je vais tellement mal que je fais une deuxième T.S. "invisible" en me tranchant les veines. Je m'en sors, je m'accroche... Je me "souviens" comment on travaille.
* Janvier 2010: retombée à 44 kilos. Le 18 Janvier je porte plainte contre mon agresseur. 
* Mars: encore une fois je me tranche les veines. (...) Je recommence à me battre pour reprendre du poids.
* Juillet 2010: j'ai 19 ans, je fini mon année 2èm de ma classe. Je suis remontée à 48 kilos -même si de nouveau début de rechute. (...) Je vais commencer une thérapie. Je vais changer (encore!) de lycée pour aller en 1ère S.
***à suivre***

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   



Par petite-fée
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  • : J'ai 19 ans, je souffre d'anorexie mentale depuis mes 16 ans. Je suis dépressive et me mutile. Ce blog est mon exutoire. Certaines photos peuvent choquer. Si vous vous reconnaissez dans certains de mes propos, je suis heureuse de pouvoir vous apporter un peu d'aide et de réconfort.
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